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Conférences / Tables rondes , Workshop | Impact Global

Colloque scientifique : Mieux apprendre à innover ?

Du 03 décembre 2019 au 04 décembre 2019 à 00:00
Site des Quais Berthelot
92 rue Pasteur, 69007 Lyon

Partout dans le monde, il est demandé aux établissements d'enseignement supérieur de former les étudiants à l'innovation. Des cursus et des espaces dédiés ont été imaginés et mis en œuvre. Nous disposons aujourd'hui d'un certain recul à ce sujet, ce colloque entend donc faire un bilan de la formation à l'innovation dans l'objectif d'éclairer les choix en la matière qu'auront à faire nos établissements d'enseignement supérieur.

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ENJEUX

Depuis plusieurs décennies, les établissements de l’enseignement supérieur proposent des cours consacrés, explicitement ou non, à l’innovation ou demandent à leurs étudiants de développer, seuls ou en équipes, de nouveaux concepts techniques. Cette pratique pédagogique a rencontré un réel succès, au point de devenir la marque de fabrique d’écoles d’ingénieurs, de design, ou plus récemment : de management. Des dispositifs spatiaux l’ont rendue visible. On peut songer aux Fab labs, learning labs, factories, etc. L’architecture, l’agencement, les équipements de ces dispositifs mettraient en valeur leurs utilisateurs, favoriseraient leur créativité, leurs rencontres fécondes, accéléreraient le cycle entre l’idéation et le prototypage de solutions.

Aujourd’hui, l’injonction, pour toute école ou université, de former à l’innovation n’est pas exempte d’ambiguïté. On confond souvent former à l’innovation et former à l’entrepreneuriat. S’il existe des recouvrements entre ces domaines, il n’y a pas d’inclusion. Prenons le cas de Pierre Bézier (1910-1999). Cet ingénieur développa une technique de modélisation exacte des pièces de carrosserie. D’abord utilisées en conception et fabrication assistée par ordinateur, les courbes de Bézier se diffusèrent ensuite dans bien des domaines, dont la bureautique grand public. Malgré le succès planétaire de ses courbes, Bézier ne créa jamais la moindre entreprise. L’injonction à former à l’innovation conduit, de plus, les financeurs et les opérateurs académiques à une rhétorique cachant l’absence de réflexion approfondie sur ce qu’est innover, voire la faiblesse relative des innovations produites dans des cursus ou dispositifs pourtant reconnus comme exemplaires.

Compte tenu des confusions évoquées ci-dessus et du retour d’expérience dont nous disposons, nous pensons utile de prendre un peu de recul et de tirer un bilan des cursus et dispositifs de formation à l’innovation. Si innover s’apprend, le fait-on bien ?

Bien des questions dérivent de cette interrogation centrale. Celles-ci seront traitées sous forme d’ateliers portant sur les cinq problématiques suivantes :

  • Atelier 1 : Si on peut souscrire au projet de former les étudiants à l’innovation, le plan Une Nouvelle donne pour l’innovation, lancé le 5 novembre 2013, souffre d’une confusion entre innovation et entrepreneuriat. D’où vient-elle ? Pourquoi est-elle entretenue ? Pourquoi faut-il démarquer la formation à l’innovation de la formation à l’entrepreneuriat ?
  • Atelier 2 : Les cursus et les espaces dédiés à l’innovation et à la créativité ont fait l’objet de bien des promesses justifiant des financements parfois conséquents. Quel bilan en tirer ? Suffit-il de créer des tiers-lieux pour former à l’innovation ? Dispose-t-on d’un système de mesure pertinent pour juger de la performance de tels espaces ? Quelles seraient les alternatives ?
  • Atelier 3 : En quoi les traditions techniques et économiques nationales, sectorielles, professionnelles, etc., déterminent-elles le contenu des pratiques de l’innovation, donc des formations à l’innovation ? Si innover se fait en contexte ; former à l’innovation n’a-t-il pas aussi une dimension spécifique, contextuelle, voire vernaculaire ? En quoi ces singularités s’opposeraient-elles au mimétisme institutionnel des financeurs publics, écoles ou universités ?
  • Atelier 4 : Les innovations radicales ou de rupture sont les types les moins fréquents. Pourtant, ce sont eux qu’on met en avant. Doit-on former uniquement à ces innovations considérées comme l’élite du domaine ? De même, former à l’innovation serait-il un projet élitiste ? L’idéal d’un projet de formation à l’innovation ne serait-il pas démocratique au lieu de rester cantonné au supérieur, et plus précisément au niveau des Masters de grandes écoles ? Si former à l’innovation permet d’acquérir des compétences, quelles sont-elles ? Peut-on les certifier ? Comment ? Quid de la formation continue ?
  • Atelier 5 : Quelles sont les pratiques pédagogiques semblant les plus adaptées à la formation à l’innovation ? Pourquoi un rejet des pratiques pédagogiques conventionnelles dès lors qu’on parle d’innovation ? Pourquoi une formation à l’innovation se devrait d’être toujours innovante ?

L’Université de Lyon (UDL) est un bon terrain pour réfléchir à la formation à l’innovation. Cette université comprend tous les niveaux de formation de l’enseignement supérieur et de très nombreuses spécialités scientifiques, technologiques ou tertiaires. De plus, l’UDL ambitionne d’être un pôle reconnu en innovation, entrepreneuriat et valorisation de la recherche. D’où son soutien financier et logistique apporté au colloque et la raison pour laquelle son comité scientifique est Lyonnais.

Mots clefs : Compétence, créativité, enseignement supérieur, entrepreneuriat, formation initiale, innovation.

DEROULEMENT

Le choix a été fait du débat : les communications se veulent ouvertes en termes disciplinaires, voire polémiques, et du temps sera laissé aux intervenants et auditeurs pour discuter leurs points de vue.

VALORISATION ACADEMIQUE

Les meilleures communications feront l’objet d’un numéro spécial de revue.

ORGANISATION

Comité scientifique
Joëlle FOREST, INSA Lyon, S2HEP (Présidente) ▪ Jean-Pierre MICAËLLI, iaelyon school of management, Centre Magellan (Président) ▪ Smail AIT EL HADJ, ITECH ▪ Julien BARRIER, ENS Lyon, Triangle ▪ Marianne CHOUTEAU, INSA Lyon, S2HEP ▪ Gaëlle DECHAMP, Université Jean Monnet Saint-Étienne, COACTIS ▪ Claudine GAY, Université Lumière Lyon 2, Triangle ▪ Marie GOYON, École Centrale de Lyon, EVS-CTT ▪ Caroline HUSSLER, iaelyon school of management, Centre Magellan ▪ Fabien MIEYEVILLE, Polytech Lyon, Université Claude Bernard ▪ Céline NGUYEN, INSA Lyon, S2HEP ▪ Valérie REVEST, Université Lumière Lyon 2, Triangle ▪ David VALLAT, Université Claude Bernard, Centre Magellan.

Comité d'organisation

Camille BENKAHLA, UDL, Fabrique de l’Innovation ▪ Gaëlle DECHAMP ▪ Joëlle FOREST ▪ Jean-Pierre MICAËLLI.

Responsables d'atelier


Atelier 1

Caroline HUSSLER

caroline.hussler@univ-lyon3.fr

 

Valérie REVEST

valerie.revest@univ-lyon2.fr

Atelier 2

Smaïl AIT-EL-HADJ

smail.aitelhadj@itech.fr

 

Joëlle FOREST

joelle.forest@insa-lyon.fr

 

Fabien MIEYEVILLE

fabien.mieyeville@univ-lyon1.fr

Atelier 3

Julien BARRIER

julien.barrier@ens-lyon.fr

 

David VALLAT

david.vallat@univ-lyon1.fr

Atelier 4

Marianne CHOUTEAU

marianne.chouteau@insa-lyon.fr

 

Claudine GAY

claudine.gay@univ-lyon2.fr

 

Jean-Pierre MICAËLLI

jean-pierre.micaelli@univ-lyon3.fr

Atelier 5

Gaëlle DECHAMP

gaelle.dechamp@univ-st-etienne.fr

 

Marie GOYON

marie.goyon@ec-lyon.fr

 

Céline NGUYEN

celine.nguyen@insa-lyon.fr


INSTRUCTION AUX AUTEURS

Les soumissions des résumés et des articles complets se feront via un formulaire mis en ligne sur ce site internet.
Pour plus d'informations : fabrique.innovation@universite-lyon.fr
Les contributions peuvent être rédigées en français ou en anglais.
30 juin : Soumission des résumés aux responsables d'ateliers (mails ci-dessus)
Résumé de 500 à 1000 mots en français ou en anglais en format Word, police de caractère Times New Roman 12 points et interligne 1,5. Les auteurs accompagnent leur résumé des informations suivantes :
  • titre de la communication ;
  • noms et affiliations des auteurs (Université, Laboratoire…) ;
  • téléphone, adresse électronique, adresse postale ;
  • atelier dans lequel s’inscrit la communication soumise ;
  • cinq mots clés en français et en anglais.
Le résumé est envoyé aux animateurs des ateliers.

15 juillet : Retour aux auteurs

15 novembre : Soumission des communications complètes

Le texte complet avec bibliographie et annexes est compris entre 4000 et 6000 mots. Une feuille de style sera envoyée aux auteurs.

INSCRIPTION AU COLLOQUE

Pour les conférenciers, l’inscription se fait via le formulaire mis en ligne en haut de cette page.


Pour plus d'informations : gaelle.dechamp@universite-lyon.fr

Pour le public, un formulaire sera bientôt disponible en bas de cette page.

Pour plus d'informations : fabrique.innovation@universite-lyon.fr

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